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INVENTAIRE ETHNOBOTANIQUE
Dans l’inventaire présenté ci-dessous, les plantes sont d’abord classées par ordre
alphabétique des noms latins à l’intérieur des grandes familles botaniques, elles-mêmes
rangées par ordre alphabétique (p. 38-91), puis par ordre alphabétique des noms ankave
(p. 92-153).
Sont ensuite indiqués :
e le nom ankave de la plante
e la catégorie (“herbe” [ara’], “plante à tige ligneuse” [iks”’a’], “liane” [nwo”’al,
“bambou” (foxo”), etc.) dans laquelle elle est classée localement
e le cas échéant, sa catégorisation sexuée locale (masculin, ox9’, ou féminin,
aboxs”)
e les informations sur l’habitat particulier de la plante, les associations végétales
dans lesquelles on la rencontre, etc.
son mode technique d’obtention (plantation, semi-cueillette, etc.)
les informations ethno-écologiques éventuelles (ex : “mangé par les casoars et les
gallinacées sauvages”, couleur des fruits, période de fructification, particularités
dans la reproduction, etc.)
e les usages alimentaires, techniques, médicinaux ou rituels de la plante.
Compte tenu du thème de la recherche principale à laquelle il est associé, cet
inventaire ne concerne que les plantes forestières ou originaires de la forêt, à l’exclusion
des plantes alimentaires domestiquées. Par exemple, parmi les plantes présentes dans les
modestes jardins qui entourent les maisons de villages, l’inventaire retient les impatiences
(décoratives), les crotons ou les cordylines (qui constituent des barrières) ou telle
Comensia dont les feuilles sont utilisées comme récipient, mais ne prend pas en compte
les taros, patates douces ou cannes à sucre. Réciproquement, l’arbre à pain (Artocarpus
altilis) et le Finschia chloroxantha, apparaissent dans le présent travail car les Ankave ne
les cultivent pas dans leurs jardins mais les obtiennent dans la forêt et en entretiennent
quelquefois les bosquets spontanés.
Notons enfin qu’à la différence d’autres inventaires ethnobotaniques (Barrau 1962 ou
Sillitoe 1983, pour ne citer que deux ouvrages de référence) les seules descriptions
botaniques que comporte cet inventaire sont celles spontanément fournies par les
informateurs — le plus souvent des précisions portant sur quelque particularité de forme,
d’aspect ou de couleur plutôt qu’une description générale.
Voici maintenant quelques informations concernant le système de classification du
monde végétal selon les Ankave, nécessaires pour utiliser au mieux cet inventaire.
À un premier niveau, les Ankave distinguent cinq grandes catégories de végétaux, non
hiérarchisées :
e les herbes (ara’)
e les arbres (iko’a’)
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