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326 L'em- ACTUEL ou rnoDLÈMs roriäiuous
a parenté bilatérale et délimitée par l'habitation sous un même»
toit ou dans une même demeure complexe de tous les aseen
dants et descendants en ligne féminine '. ,
Ceci étant, u il serait oiseux le supposer que les clans ont
été anciennement un élément essentiel de la structure sociale
des Zuñi et que ceux-ci se sont bénévolement conformes aux
postulats de la théorie a la mode selon laquelle la société des
peuples primitifs se fonde sur le clnn, Inais non pas sur la
famille ni sur la mazsonnée. Je ne saurais dire jusqu'à quel
point cette théorie peut concorder réellement avec les coutumes
dätutreslpeuples primitifs, les Zuñi étant le premier peuple
muni d'un système de clans pleinement développé que j'aie .pu
étudier personnellement... On peut sans douté concevoir une
société dans laquelle la famille telle que nous la. connaissons
soit entièrement remplacée par lc clan; mais on peut aussi
supposer que la nouveauté fantastique de ce schéma a stimulé
l'intérêt des observateurs pour la vie des sauvages dans un
plnn unique au point de les amener à ne rechercher que les
faits qui, d'accord avec la théorie, ne concernent que le clan,
et à dédeigncr ceux qui concernent la famille chez des peuples
dont une étude plus complète montrerait que leur société est à
tous égards semblable à la notre. C'est pourquoijc n'hésite pas
Il penser que chez un grand nombre d'autres peuples divisés
en clous totémiques, c'est la famille constituée par les appa-
rentés par le sang qui est Yélément social fondamental ». A
ceux qui objeeteraient que le tntémismo des Zuñi est démuni
d'un certain nombre d'éléments que les théoriciens s'accordent
à reconnaître comme caractéristiques du totémisme vrai, et
que par suite le totémisme de ces Pueblos est atténué, Kroe-
ber répond : «z On n'a pas à supposer que l'état actuel do la
société zuñi soit dégénéré et que jadis le clan y prédominait
sur la famille... ceux qui ne sont pas bypnotisés par un dogme
préeonçu n'ont aucune raison d'observation pour admettre que
l'organisation fondamentale de la société des Zuùi et de popula-